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Votre santé par les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont dotées de précieuses vertus thérapeutiques et voici quelques conseils de base pour l'utilisation de ces huiles. Les huiles essentielles ont des propriétés thérapeutiques bénéfiques et spécifiques à chaque indication. Elles peuvent être dangereuses si mal employées.

Il est donc vivement conseillé de :

- De ne jamais les utiliser à l'état pur
- Toujours diluer les huiles essentielles dans des huiles végétales à des doses bien précises
- Ne jamais utiliser les huiles essentielles dans les yeux et muqueuses
- Tenir hors de la portée des enfants.
-
Se tenir informé des restrictions pour les femmes enceintes
- Ne pas s'exposer au soleil après application ou administration des huiles essentielles à base d'agrumes (car photo sensibilisantes)
-
Pour un traitement médicamenteux, consulter un professionnel de la santé.

  Caractéristiques

Les huiles essentielles sont connues et utilisées depuis les débuts de l'humanité pour leurs parfums, leurs vertus cosmétiques et leurs propriétés assainissantes.

Sorciers, guérisseurs, tradipraticiens, ecclésiastiques, rois et rei­nes, jusqu'à la Pythie de Delphes elle-même, ou encore Avicenne, Paracelse, Pline ou Hippocrate, tous utilisent ou conseillent les plantes médicinales et les huiles essentielles, lors de rites religieux ou magiques, pour éloigner les esprits malfai­sants, ou pour leurs vertus odoriférantes, thérapeutiques et sur­tout pour se protéger des risques d'épidémies.

Dans l'Egypte ancienne, les propriétés antiseptiques des huiles essentielles étaient notamment mises à profit pour l'embaume­ment et la conservation des momies, ainsi que pour la diffusion ou fumigation, pour la fabrication d'onguents...

Les aborigènes d'Australie étaient de grands consommateurs de Tea-tree, grand arbre qui fournit une huile essentielle dont l'usage de nos jours est très courant et surtout très prometteur. Aux Indes, les eaux aromatiques et les parfums étaient largement utilisés, aussi bien lors des sacrifices religieux que pour assainir le corps, l'esprit ou l'habitat, ou bien en bains aromatiques et en massages.

En Inde, en Chine, s'est développé très tôt l'usage de l'encens, et dans le bassin méditerranéen, la profusion de plantes aromatiques (Thym, Sarriette, Origan, Basilic, Marjolaine, Serpolet, Genévrier...) a très rapidement conduit les populations à les connaître et les utiliser dans leur vie quotidienne, de la cuisine aux soins du corps et de l'âme.
Mais c'est très certainement en Perse, lieu de prédilection de cul­ture de la Rosé, qu'a été découverte la distillation, qui permet l'obtention des eaux florales et des huiles essentielles, bien que l'on trouve trace d'alambic plus ancien au Pakistan.

Très concentrées et composées de nom­breuses molécules volatiles actives, les huiles essentielles doivent être utili­sées avec précaution. 

Les huiles essentielles sont des subs­tances odorantes volatiles contenues dans les végétaux. Elles peuvent être localisées aussi bien dans les fleurs, les feuilles, les fruits que dans les écorces, les graines ou les racines. Elles sont extraites par distillation et entraîne­ment par la vapeur d'eau. Ce procédé, seul reconnu officiellement, permet d'obtenir des huiles essentielles de qualité d'une part, et des eaux florales d'autre part, celles-ci étant dénuées de toute activité mais étant particu­lièrement odoriférantes. Toutefois, pour les agrumes (citron, orange, mandarine...), elles sont obtenues par expression, les poches de zestes d'agrumes étant brisées mécaniquement pour recueillir ce que l'on appelle une essence, une huile essentielle étant en fait une essence distillée.

La dénomination d'huile prête parfois à confusion : les huiles essentielles ne sont   pas   des   corps   gras   mais   au contraire des substances volatiles.
Beaucoup sont incolores ou jaunâ­tres, mais les nuances sont très variées, du jaune verdâtre au brun rouge.

Elles sont insolubles dans l'eau et doivent être solubilisées dans un peu d'alcool ou un corps gras avant toute utilisation, et ne jamais être utilisées à l'état pur, sauf cas particulier.


La quantité d'huile essentielle obte­nue varie selon la plante d'origine : de 3 g à 3 kg d'huile pour 100 kg de plan­tes ! Il existe aussi des différences pour une même plante, selon son origine géo­graphique, et sa maturité lors de la récolte. Ce faible rendement de production explique le prix élevé de certaines huiles essentielles et la tentation de les falsifier.

Critères de qualité

Pour garantir la qualité des huiles essentielles, un contrôle rigoureux est... essentiel !

Sont notamment examinés :

  • l'origine géographique.
  • l'espèce botanique : la dénomina­tion   latine   permet   d'éviter   les confusions.
  • l'organe producteur : feuilles, fleurs, fruits, écorces...
  • les caractéristiques physico-chimi­ques et organoleptiques : couleur, odeur,  saveur,  densité,   indice  de réfraction...
  • le profil chromatographique, véri­table "empreinte digitale" de l'huile essentielle permettant de connaître précisément sa composition et de vérifier sa spécificité biochimique ou chémotype.

En effet, une même plante peut sécré­ter des essences différentes selon le pays, le climat, l'altitude ou le sol... ou encore selon la variété considérée. Le chémotype permet alors de carac­tériser et de distinguer les différents profils biochimiques des huiles essen­tielles et de garantir leur origine et leur qualité. Ces contrôles permettent de garantir des huiles essentielles 100 % pures et naturelles c'est-à-dire intégrales, sans mélange, sans aucun additif naturel ou synthétique, sans aucune modification (ni concentration, ni peroxydation, ni coloration ou déco­loration...) et surtout non déterpé-nées. Les terpènes sont des molécules possédant des vertus thérapeutiques particulièrement intéressantes, mais que, pour des raisons ayant trait à son activité propre, l'industrie du parfum, rejette.

Ces huiles essentielles se conservent entre 2 et 5 ans, à l'abri de la lumière et de l'air (flacon teinté hermétique­ment fermé). Les plus fragiles sont celles obtenues à partir des agrumes (citron, orange, mandarine...).

Utilisation

Si chaque huile essentielle possède des propriétés spécifiques pour soulager des maux particuliers, toutes ont en commun certaines qualités :

Naturelles et particulièrement riches en actifs, les huiles essentielles sont des alliées précieuses pour soigner un nombre important de nos maux quo­tidiens, soit en automédication avec l'aide d'un guide et les conseils de votre pharmacien, soit sur prescrip­tion d'un médecin aromathérapeute, notamment dans le cas de traitement par voie interne. En effet, certaines huiles essentielles prises par voie orale peuvent être toxiques à doses importantes : les conseils d'utilisation doivent donc être scrupuleusement respectés et l'utilisation par voie orale ne peut se faire qu'après avis du praticien ou du pharmacien. Dans tous les cas, il est indispensable d'utiliser des huiles essentielles de qualité, 100% pures et naturelles, d'origine et de chémotype contrôlés, non déterpénées, de les conserver dans de bonnes conditions (flacon hermétiquement fermé à l'abri de la lumière) et de les utiliser diluées et à faible dose.

Il existe principalement 3 modes d'uti­lisation des huiles essentielles, ce qui rend les traitements pratiques, adapta­bles et finalement économiques, sachant que souvent seules quelques gouttes seulement sont nécessaires.

Les huiles essentielles peuvent, en effet, être absorbées par les voies res­piratoire, cutanée et orale selon leur composition, la sensibilité de la per­sonne et l'objectif que l'on veut atteindre. Il faut ajouter à ces 3 modes d'utilisation une autre interface très intéressante et appréciée : l'interface buccale, notamment les gargarismes ou bains de bouche, fort prisés en période hivernale, pour désinfecter l'arrière-gorge et bloquer cette porte d'entrée aux germes infectieux. 

Pénétration cutanée

Les huiles essentielles passent à travers les pores de la peau, pénè­trent dans les capillaires sanguins qui les guident jusqu'à l'organe cible et peuvent ainsi agir en pro­fondeur dans tout l'organisme. Après absorption, elles sont ensuite éliminées par les poumons, la peau ou les urines.

Propriété antiseptique et assainissante :

La plupart des huiles essentielles est antiseptique et antimicro­bienne, et certaines d'entre elles peuvent s'avérer antivirales. Ce pouvoir est plus ou moins impor­tant selon les plantes et certaines sont plus actives au niveau de cer­taines régions de l'organisme.

Propriété équilibrante :

L'ensemble de leurs qualités leur confère un pouvoir équilibrant sur les différentes fonctions de l'orga­nisme, sans aucun effet d'accoutu­mance. 

Il est fréquent que, pour une même indication, plusieurs huiles essentiel­les puissent convenir. Le choix se portera alors de préférence sur l'huile essentielle dont l'odeur plaît, celle qui s'harmonise le mieux avec vous ou la personne à laquelle elle est des­tinée, ce qui renforcera l'efficacité du traitement. De même, il est souvent conseillé d'associer plusieurs huiles essentielles, afin de bénéficier de l'effet de syner­gie, comme il peut être intéressant d'agir à la fois par voie interne (sur les conseils de votre médecin ou de votre pharmacien) et par voie externe cha­que fois que cela est possible.

1. La voie cutanée

C'est la voie idéale d'utilisation des huiles essentielles qui agiront au niveau local mais également de manière plus profonde dans l'orga­nisme, les actifs traversant la peau et les muqueuses, tout en stimulant l'odorat.

a) Application locale, frictions, massages

Exceptionnellement pures (Carotte, Girofle, Lavande, Tea-tree, Ravintsara...) sur une surface de peau très limitée ou plus générale­ment mélangées à une huile végé­tale (10 gouttes d'huile essentielle pour 2 à 3 cuillères à soupe) telle que huile d'avocat (par ailleurs très intéressante  sur le plan cosmétique), huile d'amande douce, de germe de blé ou de noisette, huile de tournesol, voire à vos propres produits de beauté (mais attention aux mélanges et aux conflits de parfums !), les huiles essentielles peuvent servir à frictionner et mas­ser certaines parties du corps. Le massage, outre son action béné­fique propre, permettra une péné­tration plus rapide des actifs dans l'organisme. L'application peut également être réalisée à l'aide d'une compresse imbibée mainte­nue quelques minutes sur la zone à traiter. Les applications se font habituellement deux fois par jour, le matin et le soir.

  ATTENTION !

Certaines huiles essentielles sont photosensibilisantes (Bergamote, Citron, Orange, Mandarine, Santal...) et il est déconseillé de
s'exposer au soleil après leur appli­cation. D'autres, riches en phénols ou monoterpènes, peuvent être par-ticulièrement irritantes, si appli' quées pures, notamment la Cannelle, l'Origan.... Il est indis­pensable de les mélanger à une huile végétale (huile d'avocat).

b) Bains

Le Bain est une voie dérivée parti­culièrement agréable.

C'est un excellent moyen pour tonifier (Cannelle, Origan, Romarin, Sauge, Thym...), déten­dre et relaxer l'organisme (Bergamote, Camomille, Man­darine), favoriser l'endormisse­ment (Lavande, Orange), ou lutter contre les raideurs articulaires (Citron, Pin, Thym) ou même la rétention hydrolipidique, c'est-à-dire la cellulite (Cannelle, Citron, Cyprès, Lavande) ou encore préve­nir l'apparition de vergetures (Citron, Mandarine).

De plus, l'odorat sera lui aussi agréablement stimulé.

Les huiles essentielles étant insolu­bles dans l'eau, elles doivent être dispersées dans un peu d'alcool ou de préférence de bain moussant ou de base neutre pour le bain, à rai­son d'une trentaine de gouttes par baignoire, avant d'être soigneuse­ment mélangées à l'eau du bain, sinon elles flotteraient à la surface et risqueraient de provoquer des irritations ou des brûlures cutanées.

Les bains sont à faire loin des repas, 1 h avant ou 2 à 3 h après.

c)  Sauna facial

Le Sauna facial permet un vérita­ble soin complet du visage, facile et efficace, dérivé du principe de l'inhalation. Verser 10 gouttes d'huile essentielle, seule ou en mélange, dans un bol contenant de l'eau très chaude. Rester penché au-dessus des vapeurs en recou­vrant la tête d'une serviette pen­dant 15 à 20 minutes. La chaleur, l'humidité et l'action des huiles essentielles vont agir en synergie sur la peau du visage, notamment pour la désincruster, en atténuer les petites imperfections ou corriger sa sécheresse, ou encore en estomper les rides.

Les huiles essentielles qui ne se prêtent pas à la diffusion ou à l'inhalation, sauf à être très minoritaires dans un mélange, ne sont pas non plus recomman­dées en sauna facial. Il s'agit des huiles essentielles de Carotte, Ciste, Gaulthérie, Girofle, Hélichryse, Marjolaine, Niaouli, Sarriette, Tea-tree, Thym. Lisez attentivement le chapitre consa­cré aux précautions d'emploi.

d) Frictions capillaires et shampooings

Les Frictions capillaires ou les shampooings aux huiles essentiel­les sont à utiliser pour les problè­mes de chevelure (manque de bril­lance, cheveux secs ou gras, poux...) et de cuir chevelu (démangeaisons, pellicules). Le plus simple est d'ajouter 5 à 6 gout­tes d'huile essentielle par cuillerée à soupe de shampooing doux ou mieux, d'une base lavante neutre. 

2. La voie orale (sur avis médical)

L'absorption par la bouche des huiles essentielles est sans doute la plus com­mode, mais c'est également la plus délicate du fait du risque de toxicité lors du dépassement des doses conseil­lées, ainsi que du risque de brûlure. De plus, les huiles essentielles ont souvent mauvais goût et leur ingestion n'est guère agréable. 

On dépose habituellement 1 à 2 gout­tes d'huile essentielle sur un comprimé neutre ou du dispersant alimentaire (disponibles en Pharmacie), une mie de pain, un dé ou un domino de sucre, roux de préférence, ou bien dans du miel, du sirop d'érable, voire dans un peu d'huile d'olive éventuellement citronnée.

On peut aussi les mélanger à un yaourt que l'on prendra soin de battre correc­tement ou à une teinture médicamen­teuse (teinture-mère, macérât glycé­rine...).

La posologie moyenne est de 1 goutte pour 25 kg de poids corporel, à prendre 1 à 3 fois par jour au maximum afin de ne pas dépasser 6 à 9 gouttes par jour sauf avis médical ; dans ce cas, les doses indiquées par votre médecin ou votre aromathérapeute devront être scrupu­leusement respectées mais dépasseront rarement 10 gouttes par jour.

Les huiles essentielles n'étant pas solu-bles dans l'eau, il vaut mieux éviter de les mélanger à une boisson (tisane) car elles resteraient en surface et pour­raient s'avérer dangereuses, sauf à utili­ser un dispersant adapté (disponible en pharmacie) ou à les dissoudre dans un peu d'alcool* fort.

Toutefois, il est possible de les utiliser sous forme de lait de poule ou de grog, en prenant bien soin de dissoudre au préalable les 2 à 3 gouttes d'huile essentielle préconisée dans le rhum*. * L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Ne pas don­ner aux enfants. 

L'usage interne des huiles essentielles doit   rester   prudent   chez   l'enfant (jamais  avant  7  ans,  sauf sur  avis médical) et toujours à demi-dose. Les huiles essentielles riches en phénols  et  cétones,   telles que la Menthe, la Sauge, le Thuya  ou   le  Thym,   ... sont à proscrire chez l'enfant.

Dans tous les cas, il faut deman­der conseil à son médecin ou son pharmacien et éviter toute auto­médication. Ne jamais utiliser à l'état pur.

Signalons également la possibilité d'utiliser certaines essences ou huiles essentielles en cuisine, notamment en pâtisserie pour parfumer un gâteau (Citron, Mandarine, Orange... à rai­son de 5 à 6 gouttes pour un demi kg de pâte), ou pour aromatiser une huile de table (Basilic, Genièvre, Origan, Romarin, Thym...30 à 50 gouttes par litre).

3. Les voies respiratoires

Les huiles essentielles sont composées d'un grand nombre de molécules volatiles qui pourront être libérées dans l'atmosphère à l'aide d'un diffu­seur (diffuseur simple, brûle-parfum, ou diffuseur-lampe, saturateur de radiateur, rond d'ampoule, pots-pour­ris...), ou transportées par la vapeur d'eau dégagée lors d'une inhalation afin de pénétrer dans l'organisme par les voies respiratoires mais aussi de stimuler l'odorat.

Certaines huiles essentielles, irritan­tes, ne se prêtent pas à la diffusion ou à l'inhalation, sauf à être très minoritaires dans un mélange : Carotte, Ciste, Gaulthérie, Girofle, Hélichryse, Marjolaine, Niaouli, Sarriette, Tea-tree, Thym. Lisez attentivement le chapitre consacré aux précautions d'emploi.

a) Inhalations

C'est un excellent mode d'utilisa­tion dans les cas d'infections ORL ou hroncho-pulmonaires (Citron, Eucalyptus, Lavande, Pin, Ravintsara, Romarin) mais il n'est pas recommandé pour les person­nes asthmatiques ou allergiques, sauf avis médical.

Mélanger dans la partie basse d'un inhalateur (disponible en pharmacie et très peu coûteux) 5 à 10 gouttes d'huile(s) essen­tielle^) à une cuillère à soupe d'alcool fort (alcool pharmaceuti­que ou cognac, armagnac, whis-key, rhum*...), puis verser dessus un quart de litre d'eau frémis­sante. Il suffit alors de refermer l'inhalateur avec la partie haute et d'inhaler la vapeur dégagée.*Préparation  contenant  de   l'alcool   -Ne pas donner aux enfants

Si vous n'avez pas d'inhalateur, vous pouvez utiliser un simple bol et vous recouvrir la tête d'une ser­viette, tout en laissant les yeux hors de la fumigation. Celle-ci doit durer 5 à 10 minutes et peut être renouvelée une fois.

On peut également mettre quel­ques gouttes d'huile essentielle sur un mouchoir ou sur l'oreiller, ou utiliser un spray du commerce.

b) Diffusion, parfums d'ambiance

La plupart des huiles essentielles peut être diffusée dans une pièce ou dans l'appartement, dans le but d'assainir ou de désinfecter l'atmos­phère (Eucalyptus, Pin, Ravintsara...), d'éloigner les insectes (Citron­nelle, Géranium), pour créer une ambiance relaxante ou stimulante (Lavande, Oliban, Menthe), ou tout simplement pour parfumer et désodoriser (Citron, Mandarine, Ylang- Ylang...). Il est déconseillé de diffuser les huiles essentielles de manière continue pendant plus de 20 minutes afin de ne pas satu­rer l'air et éviter ainsi les risques d'irritation. 

Il est également possible de réaliser de croquignolets pots-pourris en ajou­tant quelques gouttes des huiles essentielles de votre choix à une cou­pelle remplie, selon les saisons, d'écorces d'agrumes, de pommes et aiguilles de pin, de pétales de rosé..., pots-pourris qui en saison de chauf­fage trouveront leur place sur une tablette de radiateur, ou encore de réaliser vous-même des bougies parfu­mées en incorporant quelques gouttes d'huile essentielle à la cire.

4. Interface buccale

Gargarismes et bains de bouche sont préconisés pour lutter contre les infections et irritations des muqueu­ses buccale et gingivale (maux de gorge, aphtes, douleurs dentaires...). Cette méthode nécessite une très fai­ble quantité d'huile essentielle et implique d'utiliser des huiles essen­tielles non irritantes et parfaitement tolérées par les muqueuses.

Il suffit de verser 1 à 2 gouttes d'huile essentielle, préalablement dissoutes dans un peu d'alcool* si possible, dans un verre d'eau, éventuellement tiédie et sucrée (de préférence avec du miel), d'agiter vigoureusement et de se rincer aussitôt la bouche puis de recracher. * L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Ne pas don' ner aux enfants. 

5. Précautions d'emploi 

Etant donné leur concentration et leur activité, les huiles essentielles doivent toujours être utilisées avec parcimonie (quelques gouttes suffi­sent) et prudence, notamment chez l'enfant (jamais avant 7 ans sauf avis médical), l'épileptique et la femme enceinte ou allaitante, pour lesquels la consultation d'un médecin est indispensable.

De même, les personnes souffrant d'ulcère gastrique devront éviter l'uti­lisation par voie orale. Les personnes asthmatiques ou aller­giques devront éviter la diffusion et les inhalations, et faire un test sur une petite surface préalablement à toute utilisation par voie cutanée.

Les huiles essentielles doivent être rangées hors de portée des enfants. Attention également aux diffuseurs "ouverts" ou aux coupelles contenant des huiles essentielles posées sur un radiateur ou sur un meuble.

De manière générale, l'utilisation des huiles essentielles pures est à proscrire et plus particulièrement en application externe au niveau rectal, génital, auriculaire, nasal et ophtalmique.

Ne jamais utiliser par voie orale sans avis médical - Ne jamais uti­liser pur, sauf cas particulier (Carotte, Girofle, Lavande, Ravintsara, Tea-tree) et en appli­cation locale uniquement.

En cas de contact accidentel, par exemple avec l'œil, rincer longue­ment avec de l'eau puis avec une huile végétale (les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l'eau) et consulter un médecin. Afin de préve­nir tout contact avec les yeux, bien se laver les mains après avoir manipulé une huile essentielle.

Toutes les voies d'administration ne sont pas recommandées pour chacune des huiles essentielles. Certaines par­ticulièrement irritantes pour les muqueuses ne doivent ni être appli­quées pures sur la peau, ni être utili­sées en diffusion atmosphérique.

Ainsi, les huiles essentielles de Carotte, Ciste, Gaulthérie, Girofle, Hélichryse, Marjolaine, Niaouli, Sarriette, Tea-tree, et Thym ne doivent être ni diffusées ni inhalées. Les huiles essentielles de Niaouli et Tea-tree peuvent malgré tout être inhalées mais très minoritaires en mélange, ou sur un mouchoir.

Certaines huiles essentielles considé­rées comme convulsivantes sont ven­dues exclusivement en pharmacie et nécessitent des posologies prudentes (Absinthe, Armoise, Cèdre, Hysope, Sauge, Tanaisie, Thuya...).

Enfin, il est nécessaire de s'assurer de l'intégrité des huiles essentielles, en vérifiant qu'elles portent la mention «100% pures et naturelles», garante de leur qualité (non déterpénées, non coupées, non extraites par solvants, non dénaturées ni reconstituées). 

L'utilisation des huiles essentielles ne dispense pas d'un traitement médical spécifique mais en est un excellent complément.

Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien, et n'interrompez jamais de vous-même le traite­ment médical qui vous aura été prescrit.

Le contenu ci-dessus est tiré du guide "Votre santé par les huiles essentielles", par le Dr Daniel SCIMECA et le Dr Max TETAU aux Editions Alpen.  Merci aux Editions Alpen de nous avoir autorisé à vous faire partager quelques extraits de ce guide qui traite des bienfaits de l'aromathérapie, et propose pour la première fois des fiches conseils claires et précises. Pour chaque trouble, une association d'huiles essentielles est indiquée, avec les modes d'utilisation et les précautions d'emploi.

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